"Je sentais mon c½ur battre, battre d'une puissance qui en ébranlait mon ventre tout entier, comme si tout semblait accélérer, comme si mon corps savait que la nuit allait être longue, difficile de trouver le sommeil. Et pourtant aucune haine ni colère, aucune joie n'était ressenties, juste la tristesse.
La tristesse de se sentir coupable ou délaissé. La tristesse de ne pas comprendre, de se sentir impuissant ou inconscient. Une tristesse qui ronge le c½ur et qui, empruntant chaque battement vous détruit entièrement. Se persuader que tout va bien, que cela passera, que cela s'éclaircira, qu'un nouveau jour naîtra et que tout disparaitra mais qui finira toujours par revenir sans cesse. Beaucoup de questions reviennent, toutes semblables, toutes sur le même thème, toutes arrivant à Une conclusion.
Conclusion que même les êtres parfaits ne trouvent pas, car le passé est toujours derrière et il n'est pas oublié. Même s'il y a regrets ou excuses, tout finit par rattraper. Et ce jour où tout revient, où l'on se retrouve face à ses erreurs, où l'on voudrait tout recommencer, notre c½ur ressombre dans cette tristesse envahissante tel un poison dans le sang sans rien y comprendre.
Tout ça nous l'avons au fond de nous, au fond du c½ur, une toute petite partie pour laisser de la place à celle que l'on aime, à celle que l'on ne veut pas voir souffrir, à celle pour qui tout pourrait s'arrêter :
arrêt du c½ur
fin de la tristesse
début de celle des autres
même pour une bonne cause
fin d'un système entier juste pour un fait
celui d'aimer"
Ceci n'est pas un de mes textes
C'est simplement que ce texte me touche, que à chaque fois que je le lis je me mets à la place de son auteur
Auteur que je connais
Même plutôt bien
Auteur qui devrait écrire plus souvent
^^